La petite histoire qui fait la grande histoire !
A la fin de la révolution culturelle chinoise, Professeur Zhang Guangde est tombé gravement malade. Presque tous ses organes étaient touchés : atteint d’un cancer du poumon, jugé inopérable (l’enveloppe du cœur étant atteinte), il souffrait de divers maux tels qu’hypertension, troubles cardio-vasculaires et digestifs, hépatite, tuberculose et de désordres sanguins, le tableau était très noir… Il revient alors vers la médecine traditionnelle qui avait bercé son enfance mais son médecin lui annonça que la médecine, à elle seule, ne pouvait guérir son état. C’est alors qu’il a utilisé son expérience de Wushu alliée à sa connaissance de la médecine chinoise traditionnelle pour créer ce qui devait devenir le Dao Yin Yangsheng Gong.
Au début, trop faible pour une pratique intensive, il a développé des exercices qui pouvaient se faire en position allongée : ce furent huit exercices pour traiter sa tuberculose qui constituèrent par la suite la base de la « série des 49 mouvements pour stimuler le Qi dans les méridiens ». En recouvrant peu à peu ses forces, il créa des séries qui purent se faire assis, puis debout.
A l’époque de sa maladie, il prenait des médicaments et pratiquait très régulièrement les exercices. Il aura fallu huit années de travail assidu et de lutte pied à pied pour sortir vainqueur et recouvrir santé et vigueur.
En 1982, il décide d’élargir sa recherche et d’enrichir sa méthode de travail. Il créa des formes de Qigong pour préserver la santé générale et, spécifique comme celle du cœur, des poumons, de la rate et de l’estomac, des muscles et des os, des reins, ou encore les exercices pour régulariser la fonction du foie et de la vésicule biliaire…
Aujourd’hui encore professeur Zhang Guangde continue cette recherche à L’Institut d’Education Physique de Pékin en lien avec les hôpitaux de sa région, où, en complément des médicaments, elle est prescrite sur ordonnance…
Suite...